Apprendre à vivre et gérer les écrans

Dans le cadre des Comités d’Education à la Santé et à la Citoyenneté (CESC) des collèges La Châtaigneraie et Le Vallon, et du lycée Bonaparte, les parents d’élèves et le personnel étaient conviés, jeudi 9 février à une soirée d’information sur le thème de l’adolescence et des réseaux sociaux, écrans… : « Comment vivre et gérer les écrans, jeux vidéos et réseaux sociaux avec nos enfants ? »

Une conférence-débat animée par Adeline Bugaud, coordonnatrice des actions éducatives de l’Institut de Formation, d’Animation et de Conseil (IFAC), qui s’est tenue à 19h au pôle général du lycée Bonaparte et qui a permis de répondre à de nombreux questionnements et livrer de nombreuses pistes d’actions pour les familles souvent dépassées par le phénomène d’addiction. « A l’heure où on observe une recrudescence de pathologies inquiétantes : des enfants qui ne tiennent plus en place, des enfants de sixième qui ne savent plus tenir un stylo et plus écrire, des isolements chez les ados… Quand un ado est isolé et en manque de soi, quand il est moins patient, qu’il s’énerve, qu’il a des troubles compulsifs et que ses résultats scolaires chutes : il faut s’inquiéter. » 

« Premières priorités – a expliqué Adeline Bugaud – quand les enfants sont petits, les protéger ; et quand ils sont ados réinstaurer le dialogue. Il faut prendre le temps. La place du parent est importante !  Il faut communiquer avec l’enfant qui a besoin de savoir que vous êtes là pour répondre aux questions. Dites lui « quoiqu’il arrive, je serai là » car ça le rassure sinon il sombre…  »

Ensuite,  » il est primordial d’imposer des limites. C’est le rôle du parent qui doit veiller au bien être psychologique et physique de son enfant. Déconnecter, c’est pour toute la famille. Parents comme enfants doivent s’instaurer des pauses sans écrans : repas, jeux en famille, moments de dialogues. »

Et l’un des conseils prodigués et sur lequel Adeline Bugaud a insisté « pas d’écrans dans les chambres ! J’entends collègiens qui me disent en avoir quatre : tablette, smartphone, télé et ordinateur. Les écrans doivent être surveillés. Il faut avoir un oeil dessus. Certains jeux – comme GTA qui prône le viol, le meurtre, la violence – sont interdits aux -18 ans et les jeunes y ont accès en toute liberté. Ce n’est pas normal ! Quant aux risques de rencontres pédophiles, la pornographie et les harceleurs sur les réseaux sociaux, là encore c’est une réalité. Surveillez ce que font vos enfants : c’est votre droit et votre rôle de parents ! ».

D’autres rencontres, d’ici la fin de l’année, seront organisées dans le cadre du CESC.