Le JSL du 17/05/18

Le lycée Bonaparte et le lycée militaire d’Autun en finale des Olympiades des sciences de l’ingénieur

Pour la première fois, le lycée Bonaparte et le Lycée militaire d’Autun se rendent en même temps à Paris, ce jeudi, à la finale nationale des Olympiades des sciences de l’ingénieur. Grâce à leur lanceur pour avions radiocommandés, quatre lycéens de Bonaparte ont déjà obtenu le premier prix académique à Dijon. 

Le 3 mai, à l’école d’ingénieur Esirem de Dijon, le lanceur de Martin Alves, Guillaume Pernette, Maxime Dumas et Gautier Piegay a fait mouche devant le jury de professionnels des 9es Olympiades des sciences de l’ingénieur, qui rassemblaient une quarantaine d’élèves de terminale S ayant choisi cette option pour le bac. Dénommé LARA comme “Lanceur d’avions radiocommandés autonome”, leur projet a remporté le premier prix académique du concours et a donc été sélectionné pour la finale nationale qui a lieu ce jeudi en région parisienne.

Telle une arbalète
« En tant que pilotes d’avion, Gautier et moi croisons beaucoup d’aéromodélistes obligés de lancer leurs avions à la main, avec parfois des incidents. On a donc voulu résoudre ce problème pour leur permettre de faire décoller leur appareil tout en gardant la télécommande en mains », explique Martin. Au terme de 90 heures de travail en classe, sans compter les nombreuses heures passées à peaufiner leur prototype sur leur temps libre, ces quatre copains ont réussi à réaliser un impressionnant système semblable à une arbalète.

Un système non seulement capable de lancer des avions de 700 à 1 000 grammes, mais également d’effectuer une recherche automatique du vent favorable au décollage. Et tout ça, à partir de 600 € de matériel seulement. « Grâce à un petit boîtier placé sur la télécommande de l’avion, on peut déclencher à distance la serrure de porte qui joue le rôle de gâchette. En mode automatique, une girouette fait tourner le lanceur en fonction du vent grâce à un moteur d’essuie-glace. Lorsque le lanceur est face au vent, il s’arrête et le pilote peut alors le déclencher, toujours manuellement par mesure de sécurité. Grâce à un petit anémomètre, le décollage est bloqué en cas de vent trop fort », expliquent-ils.


Mais pour arriver à ce résultat, les quatre coéquipiers ont eu une somme de petits problèmes à résoudre, notamment pour la propulsion. « On a imaginé pas mal de systèmes. Au final, j’ai dû dessiner moi-même une poulie pour l’imprimer en 3D. Une corde reliée à un ressort permet de dédoubler la puissance. Il a également fallu monter un amortisseur en butée pour éviter la casse. On a aussi dû trouver une solution pour réduire la vitesse de rotation », explique Martin. Reste à savoir comment rendre le tout pliable ou démontable en vue d’être facilement transporté. Leur objectif pour cette finale nationale : « S’amuser et intéresser le jury pour qu’ils comprennent l’intérêt du projet. »

http://www.lejsl.com/edition-autun/2018/05/17/lycee-bonaparte-leur-prototype-de-lanceur-les-propulse-vers-paris